Le parc Rosenhöhe

Park Park

Le parc paysager

Le Rosenhöhe est une combinaison unique mêlant un parc paysager, une roseraie, un verger, des bâtiments historiques, le tombeaux de la famille grand-ducale et des sculptures. La Grande-Duchesse Wilhelmine en a jeté les bases au début du XIXe siècle. Elle a chargé l'architecte paysager de Schwetzingen, Johann Michael Zeyher, de créer un « jardin moderne » dans la zone autrefois appelée « Busenberg » à l'est de Darmstadt.

Zeyher y a créé un jardin paysager avec de nombreux arbres exotiques, où aujourd'hui encore, un cèdre de l'Atlas est préservé. L'architecture du parc a été conçue autour de points cardinaux constitués par la maison de campagne de la Grande-Duchesse, une maison de thé et des pavillons de jardin. Wilhelmine qui a utilisé le jardin comme retraite privée a donné à ce havre le nom de
« Rosenhöhe » . Elle déclara : « Ce petit coin de Terre me sourit comme aucun autre ».

Après sa mort en 1836, Wilhelmine laissa le parc à son plus jeune fils, Carl. Avec son épouse Elisabeth, une princesse prussienne, il continua à utiliser le Rosenhöhe comme résidence d'été. A cette époque, la maison sur pilotis a été construite près de la maison du thé ainsi que, probablement, la tour espagnole.

Mausolées et tombeaux

Dès les années 1820, la Grande-Duchesse Wilhelmine ajouta une note mélancolique à l'atmosphère sereine du parc : à la mort de sa fille Elisabeth, âgée de cinq ans, elle fit construire un petit temple par l'architecte Georg Moller en guise de mausolée. Des ailes sont venus agrandir le « Vieux Mausolée » au cours du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, le grand-duc Ernst Ludwig ordonna la construction du « Nouveau Mausolée » pour ses parents, le grand-duc Louis IV et la grande-duchesse Alice, fille de la reine du Royaume-Uni Victoria. L'architecte Karl Hofmann s'est orienté vers un bâtiment de style roman inspiré du tombeau de l'impératrice romaine Galla Placidia à Ravenne.

Non loin de là, une figure d'ange, créée par l'artiste d’Art Nouveau Ludwig Habich garde une autre tombe : celle de la princesse Elisabeth. Décédée en 1903, elle était la fille unique du grand-duc Ernst Ludwig et de son exépouse, la grande-duchesse Viktoria Melita.

Le Grand-Duc Ernst Ludwig, décédé en octobre 1937, fut enterré non loin de là, dans une simple tombe « à ciel ouvert », comme il le souhaitait. Malheureusement, à peine un mois plus tard, sa femme Eleonore et la famille de son fils aîné Donatus ont du être enterrés à ses côtés. En effet, ces derniers sont décédés dans le crach de l’avion qui les amenait à Londres pour le mariage de Ludwig, frère cadet de Donatus, avec Margaret Geddes.

Palais et maison du gardien

À la fin du XIXè siècle, le Grand Duc Ludwig IV et son frère Wilhelm sont propriétaires du parc. Le prince Wilhelm commanda la construction d'un palais de style wilhelminien, conçu par l'architecte Gustav Jacobi, à la place de la villa de sa grand-mère Wilhelmine. Cela incluait la maison du gardien sur la rue « Erbacher Straße », en face de l'actuelle gare « Ostbahnhof ».

Après la mort du prince Wilhelm, le palais du Grand Duché de Hesse fut utilisé comme représentation diplomatique (légation) de Prusse. Le palais fut détruit en 1944, lors d’un bombardement allié qui détruisit également le centre-ville de Darmstadt.

La clé de voûte de l’ancien portail principal et une fontaine sont aujourd’hui les seules traces rappelant le beau bâtiment qu’il était autrefois. Une haie de charme plantée par la commission des parcs de la ville de Darmstadt révèle les plans de l'ancien palais. La maison du gardien est toujours visible à l’entrée sud-ouest du parc. Elle a été entièrement rénovée en 2004 par la ville de Darmstadt avec le soutien de l’association du parc Rosenhöhe.

Park

Le Rosarium

En 1900, après avoir fait sien l’ensemble du parc, le grand-duc Ernst Ludwig élabora le projet « de créer une roseraie, comme on n’en connaît pas encore en Allemagne ». Hybride des jardins de tradition anglaise et italienne, le rosarium prit forme avec des terrasses géométriques, dans laquelle des roses et des vivaces assurent une décoration florale presque toute l'année.

À l'est de la roseraie on trouve la coupole de rose. C'est le cœur du complexe : d'innombrables rosiers grimpants sont enlacés sur la construction de bois et d’acier et sur les pergolas qui y mènent.

Après la mort du grand-duc Ernst Ludwig, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, le rosarium déclina de plus en plus. Coupole de rose, pergolas et murs de soutènement se sont effondrés. Les ronces envahissaient les plantations de roses et d’arbustes. Le Rosarium fut progressivement reconstruit lorsqu’il devint la propriété de la ville de Darmstadt en 1980.

La partie occidentale du Rosarium est aujourd'hui ornée - juste à côté du bassin de nénuphars - de la sculpture « Volée de colombes » du sculpteur local Gotthelf Schlotter. On trouve également sur la plate- forme d'observation « La canopée » de Cornelia Müller.

Juste en face de l'entrée de la roseraie et devant la maison du jardinier, un jardin d'herbes aromatiques a été aménagé.

Art & Artistes

Depuis 1926, la Löwentor (porte des Lions) constitue l’entrée principale et saisissante du parc Rosenhöhe. Il a été construit à l'origine pour la dernière exposition des Artistes des colonies qui eut lieu en 1914 sur le Mathildenhöhe. Les lions et les reliefs en bronze sont du sculpteur Bernhard Hoetger. Les piliers ont été conçus par l'architecte Albin Müller qui, lors de la reconstruction de la porte à cet endroit, utilisa des briques de klinker comme matériau de construction.

Juste derrière le Löwentor, des maisons d'artiste et des studios ont été construits au début des années 1960. Outre les deux maisons d’artistes construites dans le parc dix ans plus tôt, le prince Ludwig, fils du grand-duc Ernst Ludwig, souhaitait contribuer à la promotion des arts. La fondation créée à cet effet est ensuite devenue la propriété de la ville, qui continue de gérer les maisons à ce jour. Parmi les résidents passés et actuels de ces lieux figurent le poète et lauréat de la plus prestigieuse distinction littéraire allemande, le prix Büchner, Karl Krolow, les écrivains Gabriele Wohmann et Heinrich Schirmbeck, le fondateur des archives du Bauhaus, Hans Maria Wingler, le chef d'orchestre Hans Drewanz et les sculpteurs Wilhelm Loth et Thomas Duttenhöfer.

Ce dernier a créé la sculpture en mémoire de Karl Krolow visible près du salon de thé. La « Volée de colombes » dans le Rosarium ainsi que « Les oies » à côté de la maison du gardien ont été créés par le sculpteur Gotthelf Schlotter.

Vert précieux

Le parc Rosenhöhe est non seulement un monument culturel, mais également un précieux espace de loisirs. On trouve dans le parc pas moins de 1 500 arbres : outre les arbres fruitiers des vergers à l'est, de grands arbres à feuilles caduques et conifères, pour certains vieux de 200 ans, confèrent au paysage une partie de son caractère particulier. Vous trouverez ici des sycomores, des chênes, des charmes, des ifs et des cerisiers, ainsi que de nombreuses espèces d'arbres exotiques, telles que le séquoia californien, le pin de Weymouth, le tulipier ou le ginkgo.

Les cavités présentes dans les vieux arbres servent de lieux de nidification aux pics, étourneaux, choucas, chouettes, chauves-souris et écureuils. Les cavités plus petites offre un abri aux rougequeues à front blanc, mésanges noires et bleues, et gobemouches noirs. La population d'arbres fournit également un habitat idéal pour de nombreuses espèces de coléoptères.

La plupart des prés du parc sont cultivés de façon extensive (tondue seulement une fois par an). Grace à cela, une riche flore de prairies c’est développée : achillée millefeuille, petit boucage (pimpinella saxifraga), plantain lancéolé, campanule étalée et colchique d'automne y prospèrent tous. Cette flore diversifiée sert également de source de nourriture pour de nombreux insectes, notamment les papillons et les libellules.

Le parc Rosenhöhe forme, avec l’Oberfeld (une source d’air froid adjacente à l’est) un important corridor d’air pur pour le centre-ville de Darmstadt.

© Förderverein Park Rosenhöhe e.V. - Letzte Aktualisierung dieser Seite am 23. Mai 2019